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    Aux armes, et caetera...

     
     
     
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    «Aucun gouvernement n'avoue aujourd'hui qu'il entretient son armée pour satisfaire à l'occasion ses envies de conquête. L'armée doit, au contraire, servir à la défense. Pour justifier cet état de choses, on invoque une morale qui approuve la légitime défense. On se réserve ainsi, pour sa part, la moralité, et on attribue au voisin l'immoralité, car il faut imaginer celui-ci prêt à l'attaque et à la conquête si l'État dont on fait partie doit être dans la nécessité de songer aux moyens de défense. De plus on accuse l'autre qui, de même que notre État, nie l'intention d'attaquer et n'entretient, lui aussi, son armée que pour des raisons de défense. Pour les mêmes motifs que nous, on l'accuse, dis-je, d'être un hypocrite et un criminel rusé qui voudrait se jeter, sans aucune espèce de lutte, sur une victime inoffensive et maladroite.
    Dans ces conditions, tous les États se trouvent aujourd'hui les uns en face des autres ; ils admettent les mauvaises intentions chez le voisin et se targuent de bonnes intentions. Mais c'est une inhumanité aussi néfaste et pire encore que la guerre, c'est déjà une provocation et même un motif de guerre, car on prête l'immoralité au voisin et, de ce fait, on semble appeler les sentiments hostiles. II faut renier la doctrine de l'armée conçue comme moyen de défense tout aussi catégoriquement que les désirs de conquête. Et viendra peut-être le jour grandiose où un peuple, distingué dans la guerre et la victoire, par le plus haut développement de la discipline et de l'intelligence militaires, habitué à faire les plus lourds sacrifices à ces choses, s'écriera librement : " Nous brisons l'épée ! " - détruisant ainsi toute son organisation militaire jusqu'en ses fondements. Guidé par l'élévation du sentiment, se rendre inoffensif, tandis qu'on est le plus redoutable - c'est le moyen d'arriver à la paix véritable qui doit toujours reposer sur une disposition d'esprit paisible, tandis que ce que l'on appelle la paix armée, telle qu'elle est pratiquée maintenant dans tous les pays, répond à un sentiment de discorde, à un manque de confiance en soi et dans le voisin et empêche de déposer les armes, soit par haine, soit par crainte. Plutôt périr que de haïr et que de craindre, et plutôt périr deux fois que de se laisser haïr et craindre, - il faudra que cela devienne un jour la maxime supérieure de toute société établie ! - On sait que nos représentants du peuple libéraux manquent de temps pour réfléchir à la nature de l'homme : autrement, ils sauraient qu'ils travaillent en vain s'ils s'appliquent à une diminution graduelle des charges militaires. Au contraire, ce n'est que lorsque ce genre de misère sera le plus grand que le genre de dieu qui seul puisse aider sera le plus près. L'arbre de la gloire militaire ne pourra être détruit qu'en une seule fois, par un coup de foudre : mais la foudre, vous le savez, vient des hauteurs.»
     
    Nietzsche ("Le voyageur et son ombre", extrait)
     
     
     
    ("A lutter avec les mêmes armes que ton ennemi, tu deviendras comme lui." Nietzche)
     
     
     
     

    De la Diversité des Hommes..

     
     
    Claude Lévy-Strauss
     
    Le Penseur du siècle..
     
    Celui qui fut l'inventeur du "Structuralisme"
    et le précurseur des sciences cognitives
    en posant la relativité des notions de Nature et de Culture,
    Auteur de "l'Anthropologie structurale",
    de "la Pensée sauvage" qui l'opposa à Sartre en son temps,
    de "Race et Histoire" ou encore de ces "Tristes Tropiques", 
    Auteur des "Mythologiques" et qui aimait tant "le sans-gêne vis-à-vis du surnaturel",
    cet homme aux talents multiples
    (photographe, dessinateur, musicologue, écrivain, poète..),
     
    Celui qui fut à lui tout seul un chef-d'oeuvre d'Art de vivre,
     
    Cet homme-là n'est plus.. 
     
     
    ****
     
     
    2 liens très intéressants pour en savoir un peu plus sur les grandes lignes de sa pensée :
      
     
     
     
    et ci-dessous, quelques-unes de ses citations, pour le moins prémonitoires.. :
       
    "Il faut beaucoup de naïveté ou de mauvaise foi
    pour penser que les hommes choisissent leurs croyances
    indépendamment de leur condition."
    (Tristes Tropiques - 1955)
     
    *** 
    Son ordinaire ne comportera plus que ce plat."
    (Tristes Tropiques - 1955)
     
    ***
     
    "Cultures : pour qu'elles persistent dans leur diversité,
    il faut qu'il existe entre elles une certaine imperméabilité."
     
     
     

    Tartuffe au pays des Droits de l'Homme..

     
     
    Emue tout autant qu'indignée
    par les discours et pétitions de l'élite artistico-politique
    en faveur de la libération de Roman Polanski,
    je tenais à vous livrer sur ce blog la lettre ouverte d'un anonyme,
    coupable du même genre de crime,
    adressée ouvertement à B.Kouchner et F.Mitterand 
    et publiée dans le journal Le Monde du 30/09/09 ..
     
    ***
     

    Lettre ouverte à Monsieur Kouchner et Monsieur Mitterrand

    par Manu A, Invalide sans profession.
    30.09.09
     

    "Vos prises de position au sujet de l'affaire Polanski me forcent à venir à vous. En 1989, il y a donc 20 ans de cela, je me suis rendu coupable des mêmes faits que l'on reproche à Monsieur Polanski. Je croyais, moi aussi, que j'avais un rapport sexuel avec une adolescente de 14 ans consentante. Contrairement à votre pauvre cinéaste, j'ai attendu sagement la venue des gendarmes, puis je suis resté en cellule deux ans et demi, jusqu'à mon procès devant la Cour d'assises. Et, toujours en cellule, j'ai compté deux mille deux cent cinquante cinq (2255) jours avant d'être enfin élargi. Soit dit en passant, sans une seule permission de sortir préalable.

    Le fait est que la prison, le procès et la psychanalyse aidant, j'ai fini par saisir une subtilité qui jusque là m'avait échappé et qui, je l'avoue, était sinon à l'origine de mon acte, tout du moins un élément déclencheur de ce que j'infligeais à ma victime. Comme j'ai pu constater, suite à l'affaire Polanski, que cette subtilité vous échappe à tous deux, je m'empresse de vous en faire part. J'ai appris à mes dépends, mais aussi et surtout aux dépends de celle à qui j'ai fait tant de mal, qu'une gamine de 13 ans ne peut en aucun cas donner son consentement pour une relation sexuelle avec un adulte. Je le répète, il est impossible qu'elle donne son consentement, y compris lorsqu'elle est explicitement demandeuse, c'est vous dire combien certains font fausse route et pourquoi je fus très justement condamné pour viol. Si vous me demandiez la raison de cette impossibilité, je vous répondrais ce par quoi je commençais ce paragraphe. D'où, Messieurs les ministres, la nécessité de répondre de ses actes devant la justice, devant la victime et de les revoir, les mâcher, les ruminer, jour après jour, nuit après nuit. Tout cela bien sûr dans la douleur, les larmes, la contrainte, l'humiliation, la honte et la solitude de la prison. Travail qu'on ne peut nullement réaliser dans le strass et les paillettes. Travail que vous, Messieurs les ministres et tous ceux qui protègent Polanski depuis si longtemps, l'avez empêché de réaliser.

    Voilà pourquoi cette affaire lève un tel tollé parmi les gens communs, et voilà la raison du décalage abyssal qu'il y a entre l'opinion du petit peuple, dont je suis, et vous et vos amis intellectuels : parce que vous vous dressez comme un seul homme contre ce que nous enseigne toute notre civilisation - excusez du peu !

    Vous, Messieurs, voilà que tout d'un coup, vous nous crachez que l'homme ne doit nullement faire amende honorable, ni redresser son chemin. Et vous voilà, soudain, la bouche pleine de ses pitoyables excuses que l'on entend si souvent dans la bouche de tristes individus, dont j'étais, plus proches de l'animalité que de ce à quoi ferait penser leur silhouette: "Elle était consentante, elle paraissait vingt ans, il y a si longtemps" Vous, ministres et intellectuels, vous n'avez loupé aucune de ces bestialités, plus l'insulte faite à tous ceux qui purgent leur peine dans la promiscuité, le silence et l'oubli de nos prisons.

    Mais il y a pire. Les faits dont je me suis rendu coupable, je les ai commis en 1989, il y a donc vingt bonnes années. Personnellement, j'ai assumé, j'ai payé et j'ai même payé un second crime que je n'avais pas commis et puis surtout, j'ai réalisé l'infinie gravité de mes actes. Et si je n'ai jamais eu droit au pardon, j'ai en revanche eu droit à l'oubli... Jusqu'en février dernier. Car voilà qu'en février 2009, donc vingt ans après, ces messieurs en uniforme sont venus me notifier que dorénavant j'héritais d'une nouvelle punition qui consiste à devoir me rendre deux fois par an dans leurs locaux pour leur confirmer mon adresse. Vingt ans après Monsieur Kouchner ! Vingt ans après Monsieur Mitterrand ! Alors que j'ai tout assumé, payé et jamais récidivé. Alors qu'ils ont devant leurs yeux vingt longues années de non récidive. Et cette loi scélérate, c'est vous, Monsieur Kouchner, c'est vous, Monsieur Mitterrand, vous qui demandez à ce qu'on oublie un fugitif, c'est vous qui l'avez voulue et votée, quand pour Polanski "c'est si vieux, quel acharnement, méchants américains..."

    Depuis février, je fais des cauchemars, depuis février, j'ai perdu ma paix et l'on m'a arraché à l'oubli, celui que la coutume ancestrale me concède. Depuis que vous m'avez infligé une nouvelle punition, vingt ans après les faits, ça va mal. Mais depuis trois jours, Messieurs les ministres, depuis que vous avez réagi pour Polanski, là vous m'avez mis la haine, j'ai perdu mon peu de sagesse. Vous m'avez empoisonné le sang. Je vous demande donc au nom du simple principe de cohérence de me faire enlever cette dernière punition aussi injuste que traumatisante. De lancer une pétition avec vos amis les intellectuels et autres cinéastes. Redonnez-moi mon droit à l'oubli, car moi, oui, j'y ai droit, j'ai fait plus juste que le "Pianiste" et son auteur : J'ai payé !"

     

    Réminiscences..

     
     
    "Tout ce que nous voyons n'est-il déjà pas un larcin fait au ciel,
    les ruines immenses des gloires de jadis
    et les restes d'un abominable repas ?"
     
    Novalis
    ("Les disciples à Saïs)
     
     
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    La Dame de Warka
    (musée de Bagdad - infos ici) 
      
     
    Ils avaient trouvé cette pièce unique lors de fouilles au Moyen-Orient. Dans l'un de ces pays perdus dans le dédale des guerres fratricides. Elle a été le témoin de la folie des hommes et nous raconte à sa façon l'histoire des meurtres impunis.
    De tout ce qu'elle a pu voir, il ne reste plus qu'un peu de sable noir dans le creux de ses orbites..
     
     
     

    Pensée sous influence..

     
     
     
    Yahne Le Toumelin ("Prisonnier de ma tête") 
     
     
     
    Les limites de la Pensée
     
    "La plupart d’entre nous ont une ligne de pensée bien déterminée. Si vous êtes spécialisé, votre pensée suit certains sillons tout tracés ; si vous adhérez à une religion, à une structure idéologique donnée, cela conditionne votre pensée. C’est ainsi que nous perdons notre capacité de raisonnement. La raison suppose une certaine capacité à faire preuve de scepticisme, à douter, à ne pas être prêt à admettre tout ce qui émane des psychologues, des professeurs ou des livres sacrés. Il n’y a pas de livres sacrés : ce ne sont que des ouvrages imprimés, comme les autres livres, mais nous leur accordons de l’importance en raison de leur ancienneté. Il sont, nous dit-on, l’expression de saints ou d’un maître spirituel, c’est pourquoi nous attribuons à ces mots imprimés une énorme importance, ce qui revient à être assujetti au langage. Lorsque nous sommes sous l’emprise du langage, nous sommes incapables de raisonner convenablement, sainement. Il est tout à fait impossible de raisonner logiquement si l’on est au service d’une croyance ou d’une idéologie particulières, car si l’on se consacre ou s’identifie à l’une ou à l’autre, on tourne en rond dans le cercle fermé de cette idéologie ou de cette croyance : on ne pense pas de manière profonde, pleine et entière.
     
    Toutes nos activités se fondent sur la pensée. Que ce soit dans la construction d’un splendide édifice, dans la réalisation de formidables prouesses technologiques ou dans nos relations interpersonnelles, chacune de nos actions est ancrée dans la pensée. Et la pensée, quelles que soient les circonstances, est toujours limitée, car elle est issue du savoir, c’est-à-dire du passé.
    La pensée nous rend tributaires du temps, autrement dit du passé ; elle est le résultat, l’écho du savoir, des souvenirs emmagasinés dans la mémoire, stockés dans le cerveau. C’est une évidence. Sans être des spécialistes du cerveau, nous sommes néanmoins capables de voir que le cerveau est un instrument très ancien, un très, très vieil outil, conditionné par l’enregistrement d’une succession de dangers, de plaisirs, de peurs, etc.
    La pensée, c’est donc le mouvement du temps, elle n’est autre qu’un processus de mesure : « Je vais devenir meilleur. Je crois être ceci, mais demain je vais me transformer, devenir autre. » Tout cela procède de la mesure. Les notions de plus et de moins, de profondeur et de hauteur, de vertical et d’horizontal, relèvent toutes de ce processus de mesure. Toute mesure implique une comparaison. Chacun d’entre nous ou presque se compare à autrui : on se compare toujours à quelque chose de plus grand — jamais aux plus dépourvus que nous, mais à ceux qui sont d’un rang supérieur, ou dotés d’un intellect supérieur.
    La pensée est limitée en toutes circonstances : c’est un processus visant à mesurer, elle n’est donc jamais libre."
     
     
    Rôle de la pensée dans les rapports humains
     
    "La relation est-elle un processus d’identification ? La relation que vous entretenez avec votre femme, votre petite amie, ou petit ami, se fonde-t-elle sur la pensée ? Vous pouvez dire : « Non, elle n’est pas basée sur la pensée, mais sur l’amour. » C’est le mot le plus faux, le plus frelaté jamais utilisé, car ce terme insidieux d’ « amour » nous permet de fuir. Jamais nous n’affrontons la question de savoir ce qui est à la source de nos relations les uns avec les autres, intimes ou autres : est-ce la pensée ? Et si ce n’est la pensée, s’agit-il alors des sens ? Les sensations sexuelles, le sentiment, la sensation de partage, de compagnonnage, etc. — tout est basé sur la pensée. Les sens deviennent l’instrument de la pensée, qui s’identifie alors avec les sens.
    Si la base en est la pensée, la pensée étant limitée, votre relation à autrui l’est forcément aussi, or deux relations limitées engendrent le conflit. Dans toutes nos relations, nous sommes en conflit avec l’autre.
    Nous devons savoir s’il existe une relation qui ne soit pas fondée sur la pensée, celle-ci n’étant autre que le souvenir, la mémoire. Vous m’avez fait du mal, et je m’en souviens. Vous m’avez donné du plaisir — sexuel ou autre — et je m’en souviens. Vous m’avez blessé, vous m’avez porté aux nues, vous m’avez réconforté : tout cela est emmagasiné en moi sous forme de souvenirs : de là naît la pensée, et je dis que je suis lié à vous.
    Pour répondre à cette question, il faut examiner pourquoi le cerveau enregistre. Par exemple, vous avez eu, sous le coup de l’agacement, des mots malheureux envers votre petit garçon ou votre fille, votre mari ou votre femme, ou vous avez au contraire échangé des paroles gratifiantes. Toutes ces paroles sont enregistrées. Cet enregistrement fait partie du système d’auto-protection du cerveau, qui ne peut fonctionner que dans un contexte de sécurité absolue.
    Les souvenirs d’ordre sexuel, les images évocatrices, et tout ce qui a trait au sexe et nous y incite, sont mémorisés, emmagasinés, ravivés par le cinéma, le film, l’image. Et c’est à partir de cet enregistrement que commence la pensée. Or, il n’est possible d’être attentif que si l’on ne s’identifie pas à l’autre, à son esprit.
    Dès l’instant où vous dites « ma fille » ou « mon fils », vous êtes pris au piège. Des mots comme « ma femme », « mon mari » vous aliènent, car ce sont de véritables bombes émotionnelles. Vous vous laissez manipuler par les mots, alors que si vous échappez à l’identification, et par conséquent à l’influence du contenu émotionnel des mots, vous pouvez faire usage de ceux-ci de manière normale et saine — et non émotionnelle.
     
     
    De la nécessité de combler le vide 
     
    Vous vous demandez : « Que suis-je au juste ? » Vous êtes — cela va de soi — votre nom, votre forme, votre corps, votre organisme, votre visage, mais il s’agit là de votre nature biologique, physiologique. En dehors de cela, qu’êtes-vous au juste ? Sinon le résultat de toute cette structure, de tout ce processus de la pensée ?
    Mis à part votre visage, vos cheveux bouclés - bruns, noirs ou violets, peu importe - qu’êtes-vous au juste ? Dépouillez-vous des mots, mettez-vous à nu. N’êtes-vous pas le résultat logique de mots tels que : « Je suis britannique », « Je suis russe », « Je suis catholique » ? N’est-il pas vrai que vous êtes le résultat de la pensée ? Et, nous l’avons dit, la pensée est limitée. Ce que vous êtes est donc très limité. Cette entité limitée déclare : « Je suis ceci », « Je suis cela, » « J’ai des millions de dollars », « J’ai une belle vie », ou « Je mène une existence affreuse » - tout cela reste cependant circonscrit aux limites étroites de la pensée.
    Qu’en est-il de vous, une fois dépouillé de vos conclusions, de vos mots, de votre expérience ? Vous n’êtes rien. Vous êtes vide.
    Et, consciemment ou inconsciemment, ce sentiment de n’être rien vous fait peur : vous commencez alors à vous identifier à quelqu’un, à quelque chose, et vous croyez pouvoir combler ce vide, l’emplir d’une multitude d’idées, de relations, de connaissances, etc..
    Est-ce que la pensée — l’esprit — est capable d’observer ce vide, sans s’en écarter ? En général, la tradition et le conditionnement nous incitent à l’action : il faut être actif, il faut faire quelque chose. Nous sommes habitués à ce qu’on appelle l’action « positive ». Tout ce qui ne relève pas de l’action positive est étiqueté « action négative ». Notre cerveau, notre esprit, nos habitudes obéissent à cette notion d’action positive, qui nous pousse à agir, à faire quelque chose. J’ai peur : je dois maîtriser ma peur. Je suis avide : j’agis dans le but de satisfaire ou de contrôler mon avidité. La plupart d’entre nous sont donc rodés à agir - attitude que l’on qualifie « positive » — et cette action « positive » englobe aussi la réaction opposée qui consiste à rester passif, à plonger dans la torpeur devant les faits, à les camoufler ou à les fuir.
     

    Ce que nous suggérons c’est qu’il existe un autre type d’action : une non-action, sans aucun lien avec l’action « positive ». La non-action, n’est pas l’opposé de l’action. L’action, étant fondée sur la pensée, reste très limitée, alors que la non-action, étrangère à tout lien avec un contraire, est d’un ordre tout à fait différent.

    Le fait est que vous vous identifiez parce que vous avez peur, que vous vous sentez seul, vide, angoissé. Ce fait, pouvez-vous l’observer, mais sans intervenir ? Pouvez-vous le regarder, simplement, comme on contemple la majesté des montagnes, comme on suit du regard la course des eaux vives ? Ne rien faire d’autre qu’observer. Si vous observez ainsi, vous êtes dans la non-action — et ce qui fait l’objet de votre observation en est profondément modifié. En revanche, lorsqu’on veut intervenir, agir « positivement », on se distancie de ce qu’on observe — de là naît le conflit.

    Racines de la Peur

    Nous éprouvons tous une certaine forme de peur — en tous cas la peur concerne la plupart d’entre nous. Notre vie est si menacée. Nul n’est certain d’avoir les ressources suffisantes pour vivre, il y a aussi l’incertitude liée à la guerre, aux pressions qui s’exercent partout dans le monde. On redoute de perdre son emploi, de tomber malade : dans chaque cas la peur est présente. Sur le plan psychologique, intérieur, il y a la peur de la solitude, la peur de l’échec, la peur de ne pas être aimé ou même la peur du noir. La peur et ses nombreuses ramifications..

    Quelles sont les racines de cet immense sentiment de peur, dans nos relations, dans nos activités, dans notre travail, cette peur de l’avenir, et tout ce que que cela implique ? Je peux analyser les causes et les conséquences, mais l’analyse ne résout pas le problème car celui qui analyse se croit distinct de l’objet analysé. Nous ne sommes pas ici en train d’analyser, mais d’observer. L’analyse et l’observation diffèrent du tout au tout. L’observation suppose que l’on regarde sans qu’il y ait d’observateur. Alors que si l’on analyse les causes, les raisons, et que l’on poursuit indéfiniment l’analyse, cela suppose que l’analyseur s’estime distinct de l’analysé. Cette observation nous dévoile toute l’histoire de l’objet observé, mais en outre, l’observation en soi déclenche un processus de changement au sein même de ce que l’on observe. Etes-vous capable d’observer votre peur de cette façon-là ? Pour ce faire, aucune pratique n’est requise, contrairement à ce qu’affirment vos théories favorites. Si vous êtes vraiment décidé à vous libérer de la peur, il faut observer. Quelle est l’origine de la peur, de toute peur ? La source de toute peur n’est-elle pas le temps ? Le temps qui nous fait dire : « Et si je tombais malade » ; « Et si je perdais mon travail » ; « Il se pourrait que mes mauvaises actions soient dévoilées au grand jour » ; « J’ai peur de la mort, qui m’attend là-bas. » ; « Ma femme pourrait se mettre en colère. » « Et il se pourrait que... »

    La peur n’est-elle pas le mouvement du temps ? Tout mouvement implique le temps : pour aller d’ici à là-bas, du passé au présent, du présent au futur, il y a tout un mouvement qu’on appelle le temps. Ce mouvement du temps, n’est-ce pas la pensée ? Pouvez-vous observer le mouvement du temps, autrement dit le processus de la pensée, qui n’est autre que la racine même de la peur, l’observer sans chercher à agir sur lui ?

    L’observation suppose l’absence d’observateur — donc de celui qui incarne le passé, qui a des théories, des conclusions toutes faites, des espoirs, des craintes, des orientations. Pour regarder sans qu’il y ait d’observateur, nul besoin d’un entraînement : il faut simplement observer sans rien attendre en retour. Vous verrez alors, si vous regardez de cette façon-là, que les racines de la peur se mettent à changer du tout au tout. Quand l’observation est attentive, vivace, passionnée, les racines de la peur commencent à se dissoudre : c’est l’effet de la non-action, de la négation." ...

     

    Jiddu Krishnamurti

     

    ("C'est faux de dire : je pense. On devrait dire : on me pense." - Arthur Rimbaud)

     

    Impasse..

      
      
     
     
     
    Igor Kraguljac 
     
     
    Irrépressible envie de se prendre au jeu des semblables
    Modélisant leurs vies au fil barbelé des certitudes
    Pesant le pour et le contre dans la balance des incompris
    Atlantide perdue dans l'abîme des rêves piétinés
    Se souviendront-ils encore de l'Innocence des premiers matins
    Sans interdit au Royaume des fruits non défendus
    Et des sens inviolés.. 

     
     
     
    (merci à U.E. pour la découverte de ce musicien ..)
     

    Comme les vitres sales..

     
     
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    "Les gens sont comme les vitres sales.
    Ils sont éclatants et brillent lorsqu’il y a du soleil, mais lorsque l’obscurité s’installe,
    leur véritable beauté est révélée
    seulement s'il y a une lumière qui vient de l'intérieur."
     
    Elisabeth Kübler-Ross
    (1926-2004) 
     
     
    _____________________________________________________________________________________ 
     
    Pour ceux qui ne connaîtraient pas E. Kübler-Ross, cette femme exceptionnelle au destin imprévisible et hors normes, qui a été notamment la pionnière des soins palliatifs, prenez le temps de lire (ci-dessous) les extraits du livre qui lui a été consacré, "La source noire" de Patrice Van Eersel  :
     
     
     
     
     
     

    Pensée du jour.. et du lendemain.

     
     
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    (Monia - "la brêche") 
      
     
    "Savoir parler a toujours été savoir se taire, savoir qu'il ne faut pas toujours parler.."
     
    Octavio Paz
     
     

    Réflexions..

     
     
     
     (Zena Holloway)
     
     
     
     
    "Et nous, spectateurs qui toujours, regardons les choses, et jamais Ce qui regarde.
    Qui nous a donc retournés comme cela ?"
     
    Rainer Maria Rilke
     
     
    ***
     
     
    "Tout ce qui arrive pointe, comme l’aiguille aimantée vers le nord, sur votre existence en tant que centre de perception. Négligez l’aiguille et prenez conscience de ce vers quoi elle pointe. C’est très simple, mais cela doit être fait. C’est la persistance avec laquelle vous maintenez le retour vers vous qui est importante."

    Nisargadatta Maharaj ("Je suis")
     
     
     
     

    L'aile du papillon..

     
     
     
        
    Babel - (Trailer)
    envoyé par hakim93200
     
     
     (quelques critiques ici ou .. )
     
     

    Vitriol..

     
     
       
     
     
     
    Les deux Portes
     

    Alors que je cherchais mon chemin dans la forêt des ombres, je vis, dans la pénombre, apparaître deux piliers derrière lesquels se dessinaient deux portes.

    La première, à gauche, était en bois sculpté orné de dorures. N’étant nullement fermée, je pus voir, par l’entrebâillement, une allée au dallage parfait éclairée par une douce lumière bleutée, ainsi qu’un jardin à faire pâlir d’envie le jardinier le plus maniaque. Une légère odeur d’encens, et la mélodie lointaine d’une harpe, me donnèrent envie de faire un pas de plus à l’intérieur. De part et d’autre de l’allée, des stands pavoisés de mille couleurs étalaient généreusement leur marchandise : bougies, encens, photos, images, reliques, cartes en tout genre, boules de cristal multiformes, pendules en bois, en or, en cristal, pierres diverses, stages d’éveil à toutes les sauces et à tous les prix, contact avec les anges et les archanges, avec les maîtres cosmiques, par téléphone, par internet, par minitel, par voie postale, paiement par chèque ou carte bleue.

     

    Je revins sur mes pas afin de me diriger vers la porte de droite, plus petite d’ailleurs que la première. Si petite qu’il me fallut me baisser pour lire une inscription gravée dessus, et à moitié effacée en raison du lamentable état du bois « si c’est la seule curiosité qui t’amène ici, vas-t-en ! ».

    L’entrée était envahie par les ronces et il fallait vraiment en vouloir pour se frayer un chemin jusqu’ici. Je voulu ouvrir, mais la porte était fermée à clef. Regardant plus bas je vis un orifice à la base du porche et la clef tout au fond. Pour la récupérer, je dus me mettre à plat ventre afin de passer le bras à l’intérieur.

    Finalement je pus passer de l’autre côté. Dès le seuil franchi, la porte se referma brutalement. Face à moi, la forêt. La même forêt que je venais de quitter. Seul indice ici, une pancarte où était inscrite cette phrase : "Visita Interiora Terrae Rectificando Invenies Occulta Lapidem".*

    Je me retrouvais donc dans la forêt des ombres à la différence que là, les ombres me semblaient familières.

    (source : la plume vagabonde - www.lespasseurs.com)

    ***

     

    * V.I.T.R.I.O.L. : 1ères lettres d'une formule de base de l'Antiquité : "Visite l'intérieur de la Terre et en te rectifiant tu trouveras la pierre cachée". (source Bernard Werber)


    VITRIOL1VITRIOL2

     

    The Ballad of Jack and Rose..

     
     
    1 vrai coup de coeur !
     
    Le 3ème film de Rebecca Miller, fille du dramaturge Arthur Miller,
     
    Avec Daniel Day-Lewis, sublime acteur anglais..
     
    et Camilla Belle, magnifique aussi dans le rôle de sa fille..
     
     
     
         
    "The Ballad Of Jack and Rose" (extrait n° 1)
    envoyé par fdjoke
     
     
     
           
     "The Ballad of Jack and Rose" (extrait n° 2)
    envoyé par camomille631
     
     
     
     
     
     

    Des oiseaux et des hommes..

     
     
     
     
    A chacun sa cage !
     
     
     

    Le goût de l'autre..

     
     
     
     
      
     
     
     
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    (Anry) 
     
     
     
     
    "Rien ne donne plus le sens que de changer de sens."
     
     
    "Séduire : conduire ailleurs.

    Partir. Sortir. Se laisser un jour séduire.
     
    Devenir plusieurs, braver l'extérieur, bifurquer ailleurs.
     
     
    Voici les trois premières étrangetés, les trois variétés d'altérité, les trois premières façons de s'exposer.
     
    Car il n'y a pas d'apprentissage sans exposition, souvent dangereuse, à l'autre.
     
    Je ne saurais jamais plus qui je suis, où je suis, d'où je viens, où je vais, par où passer.
     
    Je m'expose à autrui, aux étrangetés."
     
     
     
    - Michel Serres -
    ("Le Tiers instruit")
     
     
     
     
     

    Sciences occultées..

     
     
    "Les crop circles" (cercles de cultures) sont d'étranges figures géométriques qui apparaissent chaque année de manière inexpliquée au milieu des champs cultivés, en différentes régions de la Terre. Ce phénomène s'est particulièrement développé au cours des dernières années dans le sud de l'Angleterre, notamment le Wiltshire, tout autour du sanctuaire mégalithique de Stonehenge.

    Les plus anciens témoignages relatifs à l'apparition sur des terres cultivées de pictogrammes comparables à des crop circles, remontent au XIVème siècle, mais c'est depuis le début des années 1980 que le phénomène a pris une ampleur considérable, s'intensifiant même au fil des années, au point que dans la seule région de Stonehenge, on en a dénombré près de 100 entre mai et août 2001. Et ce nombre a encore augmenté pour atteindre près de 200 en 2003.


    photos de Lucy Pringle prises d'ULM en Angleterre au cours de l'année 2004 :

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    Formation matérialisée en Angleterre près du   tumulus de Silbury Hill, entre le 2 et le 3 août 2004, évoquant la symbolique des anciens calendriers mayas et aztèques. 

      http://www.erenouvelle.com/dosscropcmay.php 

     

     

     

     

     

    En 2003, des apparitions de crop circles ont été officiellement répertoriées dans près de 70 pays. Elles concernent tous les types de champs : céréales, colza, rizières en Chine et au Japon, pâturages en Californie, et même neige en Afghanistan et au Canada, où des séries de cercles kabbalistiques ont pu être photographiées, sans qu'aucune trace de pas n'y mène.

    Partout on constate le même phénomène étrange : les céréales et les herbages sont tordus et comme torsadés en certains endroits, de manière à permettre l'apparition des pictogrammes, mais les cultures ne meurent pas. Bien au contraire, les récoltes dans les zones concernées sont souvent d'une qualité exceptionnelle.

    Certains de ces pictogrammes sont extrêmement complexes. Les symboles qu'ils représentent dépassent parfois les 500 mètres d'envergure, et la surface qu'ils occupent peut atteindre jusqu'à 4000 m².

    Ces formes sont presque toutes géométriques et certaines se réfèrent directement au nombre d'or et à l'architecture sacrée de civilisations disparues.
     

    Voici d'autres photos de Lucy Pringle, prises d'ULM en Angleterre au cours de l'année 2003 :  

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    http://www.lucypringle.co.uk/photos/  

     

    Allez sur le lien, ci-dessous, concernant la présentation que le scientifique Jean-Pierre Petit fait de son livre "Ovni, le voile se déchire", paru en 2002 : très instructif et plein d'humour !

    Lien 1 : 

    http://www.onnouscachetout.com/themes/ouvrages/livre-jp-petit.php 

      (http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Pierre_Petit)

    et sur celui-ci, où l'on apprend des choses vraiment étonnantes ..!

    Lien 2 : 

    http://www.onnouscachetout.com/themes/extra/cropcircles-jpp.php

    ___________________________________________________________________________________________________ 

    Extrait du lien n°1 :

     

  • "Les gouvernements nous cachent-ils des choses importantes, concernant le dossier OVNI ? La réponse est oui.
  • Certains gouvernements ont-ils l'intime conviction que les OVNI sont des machines d'origine extra-terrestre ? Même réponse.
  • Les Américains ont-ils récupéré des épaves d'ovni à la fin des années quarante ? Réponse positive. Il s'agissait d'une navette hypersonique.
  • Des recherches ultra-secrètes ont-elles été engagées dans certains pays, directement liées au dossier OVNI. Oui, aux USA et en URSS. Les Russes ont dû abandonner faute de moyens.
  • Y a-t-il eu désinformation ? Oui, les Américains ont mis en oeuvre un vaste plan de désinformation à échelle planétaire, qui a fonctionné au delà de toute espérance (ils ont été fortement aidés par le scepticisme des communautés scientifiques des différents pays). Les Européens, en particulier, sont tous tombés dans le panneau, sans exception. Cette désinformation a eu différentes conséquences. Dans les différents pays les recherches de MHD ont été abandonnées au début des années soixante-dix. Alors qu'il n'y avait rien d'apparent (pas de thèses, pas d'enseignements, pas de contrats avec les universités) les Américains ont dès ce début des années soixante dix développé des "black programs" axés sur la MHD avec des budgets équivalent à Appolo ou Manathan, dans le plus complet secret (en particulier dans les tréfonds de l'aire 51).
  • Des recherches secrètes ont-elles abouti, directement inspirées par les informations tirées de l'examen d'épaves d'ovnis ? Oui, l'engin de Roswell a pu, dans ses grandes lignes, être reconstitué (même si l'ensemble des concepts n'a pas été géré). Ce faisant les Américains ont "franchi le mur de la chaleur" de manière spectaculaire et ont réussi à maîtriser les problèmes liés au vol hypersonique sans traînée d'onde (ondes de choc). En Europe les "spécialistes" se déclarent sceptiques, qualifiant certaines idées américaines de "farfelues" et s'appuyant sur le fait que "les lois de la physique sont les mêmes partout". Attitude compréhensible dans la mesure où, pour reprendre le mot de Rémy Chauvin "le spécialiste est celui qui ne se doute de rien". Et c'est le cas. Tous les militaires européens sont en train de découvrir avec effarement et inquiétude l'avance américaine en matière d'armements de pointe." (Jean-Pierre Petit)
  •  

    Extrait du lien n°2 :

    "Nous abordons le troisième millénaire. Si on me demandait quelle est l'information qui m'a le plus frappé au tournant ce ce siècle je répondrais sans hésiter :

    Nous avons découvert l'étendue incroyable de la désinformation. Dans tous les domaines on nous ment, en continu. On ment, on manipule, on joue sur les peurs des uns, sur la sottise des autres avec une facilité déconcertante. Plus c'est gros, plus ça passe. Il est possible de dissimuler des horreurs. Reprenez ce dossier sur les essais d'armes bactériologiques en Chine, perpétrés par les Japonais dès 1931. Avant que des gens ne témoignent, personne n'aurait pu imaginer une telle monstruosité. Comment voulez-vous que des citadins chinois, qui voient apparaître des cas de peste dans un quartier d'une ville puissent imaginer une seule seconde que les médecins japonais qui accourent pour "les soigner" (avec des placebos) et mettre l'endroit en quarantaine, sont en fait ces mêmes scientifiques qui ont imaginé de les infecter avec des puces contaminées ? Qui irait imaginer qu'après la guerre, le grand Oppenheimer lui-même ait pu signer une autorisation d'injecter du plutonium à de jeunes recrues américaines pour voir l'effet produit ? Quel naïf pourrait imaginer une seule seconde (et nous reviendront bientôt sur ce sujet) que les grandes puissances aient pu interrompre les essais nucléaires souterrains ? Comment se fait-il qu'aucun journaliste scientifique n'ai eu l'idée de questionner le sieur Kovacs, responsable du projet "Mégajoule", à Bordeaux, sur la façon dont il envisageait de se servir de cette installation, au fonctionnement plus que problématique (personne n'a jamais réussi nulle part la fusion du mélange deutérium-tritium, refroidi à - 200 ° ) et sur le lien que de telles expériences pourraient présenter avec la fusion (lithium-hydrogène) qui est à la base de toutes les bombes H existantes, où le réactif de fusion est solide à la température ordinaire). Comment se fait-il que l'on puisse prendre à ce point les gens pour des imbéciles ? Partout, on consomme des mensonges à haute dose. Des scientifiques sont les complices actifs ou passifs de telles forfaitures. Nos journalistes, aveuglés par l'audimat ou muselés par les lobbies sont au-dessous de tout." (Jean-Pierre Petit)

    *******

    En prime et pour finir,

    cliquez sur les liens-vidéo ci-dessous :

    http://www.dailymotion.com/video/xpqeo_le-secret-du-b2

    http://www.dailymotion.com/kalifa888/video/xj0ha_video-du-bombardier-b2

     

  •  

  • Jeux de masques..

     
     
     
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     (Digital Redness)
     
     
     
    Un visage est-il un masque de comédie
    posé sur la tragédie de l'âme ?
     
    Shan Sa
     
     
     
     
     

    De la Sagesse...

     
     
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    "Il faut se garder de fonder sa vie
    sur une base d'appétits trop étroite ;
    car, à s'abstenir des joies que comportent situations,
    honneurs, corps constitués, voluptés, commodités, arts,
    un jour peut venir où l'on s'aperçoit
    qu'au lieu de la sagesse, c'est le dégoût de vivre
    que l'on s'est donné pour voisin
    par ce renoncement."
     
     
    - Nietzsche -
     
     
     
     
     
    et moi, j'irais jusqu'à dire qu'il faut à tout prix "se perdre" soi-même tout au long
    de son existence, car au final, cela aura été peut-être le moyen le plus sûr de
    ne pas avoir perdu sa vie... 
     
     
     
     

    Don Quichotte Colombienne ..

     
     
     
    Ingrid Betancourt,
    l'otage qui fait honte à la France..!
       

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    Née à Bogota en 1961, Ingrid Betancourt est retenue en otage depuis le 23 février 2002 par les FARC, la guérilla marxiste colombienne. Ancienne candidate à l’élection présidentielle, ancienne députée puis sénatrice, elle incarne le visage d’une femme exemplaire en lutte contre la corruption généralisée, le pouvoir des cartels de la drogue et la misère qui règnent en Colombie.

    Ingrid Betancourt a vécu la plus grande partie de son enfance à l’étranger et principalement en France où son père fut Ambassadeur de Colombie à l’UNESCO. Diplômée de l’Institut d’Etudes Politiques de Paris, elle décide de retourner en Colombie après que l’un des candidats à l’élection présidentielle de 1989, Luis Carlos Galan, qui prônait l’extradition des narcotrafiquants, est brutalement assassiné.

    Cet événement marque le début de son engagement politique. Elle découvre un pays au bord du gouffre, appauvri par des années de conflits armés, pris entre les cartels de la drogue, la guérilla marxiste et des personnalités politiques impuissantes ou corrompues. Elle décide de mener campagne pour dévoiler au peuple colombien l’ampleur de la corruption et lui offrir un autre avenir. Elle est élue en 1994 à la Chambre des Représentants et en 1998, elle devient à 37 ans le sénateur colombien recueillant le plus de voix. Son combat dérange dans certains milieux et elle échappe à deux reprises à un attentat.

    En 2001, elle publie en France La rage au cœur (Editions Xo), une autobiographie qui fut un immense succès de librairie. En 2002, elle décide de se porter candidate à l’élection présidentielle à la tête de son parti « Oxygène », mais elle est enlevée par les FARC peu après le début de sa campagne.

     
     
     
    ********
     
     
    Franco-colombienne, Mme Betancourt est devenue le symbole des otages du conflit qui déchire ce pays. Elue députée, puis sénatrice, elle s’y est très vite aliéné une grande partie de la classe politique en dénonçant, non sans courage, ses trafics et sa corruption. Très critique à l’égard des mouvements d’opposition armée, elle n’en plaide pas moins pour une issue négociée du conflit.C’est sous les couleurs de son petit parti, Oxygène vert, qu’elle s’engage dans la campagne pour l’élection présidentielle du 26 mai 2002.

    A quelques mois de cette échéance, le 20 février, le gouvernement rompt les conversations de paix menées avec les FARC, à proximité de San Vicente del Caguán, dans une vaste zone démilitarisée. Menant une violente offensive, les forces gouvernementales réoccupent la bourgade et ses environs. A Mme Betancourt, qui le demande en tant que candidate à la présidence, les autorités refusent la possibilité de voyager par voie aérienne avec les journalistes qui y accompagnent le chef de l’Etat, M. Andrés Pastrana. Malgré les conseils pressants qui tentent de l’en dissuader, elle décide de s’y rendre par la route. Le 23 février, en compagnie de son attachée de presse, Mme Clara Rojas, et de deux journalistes, elle pénètre dans la zone où font rage les combats entre l’armée et la guérilla. Elle refuse de faire demi-tour lorsque le chauffeur, de loin, aperçoit le barrage établi par les insurgés...

    http://www.monde-diplomatique.fr/2006/04/LEMOINE/13332

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    "Maman est devenue une otage éternelle", a déclaré Mélanie Betancourt. Le 23 février, "cela fera un quinquennat que ma mère et son amie Clara Rojas ont été enlevées et quatre ans que l'on est sans nouvelle ni preuve de vie", a-t-elle dit.

    "Il n'est pas acceptable que la France laisse un pays détenir une de ses ressortissantes et ne se donne pas tous les moyens, notamment auprès de l'ONU et de l'Union européenne pour obtenir sa libération", a-t-elle expliqué à l'AFP après le rassemblement .

    Notant que sa mère détient le "triste record de l'otage français le plus longtemps détenu", la jeune femme a regretté que les médias "ne se mobilisent pas autant que pour les autres otages, comme la journaliste Florences Aubenas". (article 20 minutes.fr avec AFP - 04/02/07)

     

    en images, ci-dessous :

    http://www.lemonde.fr/web/portfolio/0,12-0@2-3222,31-743358@51-868037,0.html

    http://www.lemonde.fr/web/vi/0,47-0@2-3222,54-626082@51-868037,0.html

     

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    - 20 février 07 -

    La fille d’Ingrid Betancourt interpelle vivement Dominique de Villepin

     

    (AFP) - La fille de l’otage franco-colombienne Ingrid Betancourt, Mélanie Delloye, a vivement interpellé mardi sur RTL le Premier ministre Dominique de Villepin, l’accusant de ne pas se montrer assez "déterminé" pour obtenir la libération de sa mère.

    "Vous disiez tout à l’heure (aux auditeurs) que la détermination fait partie de votre ligne de conduite. Malheureusement, je ne trouve pas que vous avez été déterminé par rapport à ce qui concerne ma mère", a-t-elle lâché. "Je n’ai pas eu le sentiment bien sûr que vous ne nous avez pas soutenus, j’ai senti ce soutien. Mais il n’y avait pas de volonté politique derrière", a ajouté la jeune femme. "Vous n’avez pas utilisé tous les moyens qui sont à votre disposition, notamment par rapport aux Etats-Unis", dont "on connaît l’influence sur la Colombie", a-t-elle argué. "Je ne pense pas que tout a été mené jusqu’au bout" pour faire entrer Washington dans le jeu, a poursuivi Mélanie Delloye.

    "La réalité des choses n’est pas tout à fait ce que vous dites (...) Nous nous battons toujours (...) Chaque occasion, nous l’avons saisie", lui a répondu M. de Villepin. "Mélanie veut des résultats, elle a raison. Je ne reviendrais pas sur tout ce que nous avons tenté en 2002 et avec Dieu sait combien de critiques", a-t-il ajouté. "Pour que nous puissions agir, il faut disposer d’informations, d’interlocuteurs. Le drame de cette situation, c’est que nous sommes face à des gens sans visage, sans voix, sans proposition et sans réponse", a expliqué le chef du gouvernement. "La difficulté, c’est d’avancer le plus loin possible avec des partenaires qui ne sont pas toujours au rendez-vous", a-t-il poursuivi.

    http://www.otages-du-monde.com/base/-Accueil-.html

    http://www.radio-canada.ca/actualite/zonelibre/01-11/colombie.html

     

    comité de soutien : http://www.4ingrid.com/princ/ingrid.htm

     

    Tout un art...

     
     
     
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    (photo Blowup)
     
     
     
    Plus grande la richesse, plus épaisse la boue..
     
     
     
    "L'art d'ignorer les pauvres"
     
    "Chaque catastrophe « naturelle » révèle, s’il en était besoin, l’extrême fragilité des classes populaires, dont la vie comme la survie se trouvent dévaluées. Pis, la compassion pour les pauvres, affichée au coup par coup, masque mal que de tout temps des penseurs ont cherché à justifier la misère – en culpabilisant au besoin ses victimes – et à rejeter toute politique sérieuse pour l’éradiquer."
     
    John Kenneth Galbraith
    (1908-2006)
     
     
     
    ___________________________________________________________________________________________
     
     
    John Kenneth Galbraith est l'un des plus célèbres économistes de la deuxième moitié du 20e siècle. Canadien d'origine, c'est cependant aux États-Unis qu'il a fait sa marque dans l'histoire de notre époque. Plus libéral que la plupart de ses confrères (plus «services sociaux» que mondialisation, en d'autres mots), il a été le collaborateur et le conseiller de tous les présidents démocrates qui ont occupé la Maison-Blanche depuis la Crise de 1929.
     
    Il déplore que les États-Unis soient devenus une démocratie pour les nantis. La culture de la consommation crée des biens, mais est pauvre en services. Selon John Kenneth Galbraith, la répartition des revenus dans une économie moderne découle en dernier ressort de la répartition du pouvoir. Il faut savoir à qui on donne le pouvoir…
     
     
     
     

    La quête...

     
     
     
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    Les hommes étaient des Dieux
     
     
    "Il y eut un temps où les hommes étaient des Dieux. Mais ils abusèrent tellement de cette divinité que Brahma, le Maître des dieux, décida de leur ôter le pouvoir divin et de le cacher à un endroit où il leur serait impossible de le retrouver. Le grand problème fut donc de lui trouver une cachette.
     
    Lorsque les Dieux mineurs furent convoqués à un Conseil pour résoudre ce problème, ils proposèrent ceci :
     
    "Enterrons la divinité de l'homme dans la terre"
     
    "Mais Brahma répondit : "Non, cela ne suffit pas, car l'homme creusera et la trouvera".
     
    "Alors les Dieux répliquèrent : "Dans ce cas, jetons leur divinité dans le plus profond des océans".
     
    "Mais Brahma répondit à nouveau : "Non, car tôt ou tard, l'homme explorera les profondeurs de tous les océans et il est certain qu'un jour, il la trouvera et la remontera à la surface."
     
    "Alors, les Dieux conclurent : "Nous ne savons pas où la cacher, car il ne semble pas exister sur terre ou dans la mer d'endroit que l'homme ne puisse atteindre un jour."
     
    "Alors, Brahma dit : "Voici ce que nous ferons de la divinité de l'homme : nous la cacherons au plus profond de lui-même, car c'est le seul endroit où il ne pensera jamais à chercher."

     
    Depuis ce temps-là, conclut la légende, l'homme a fait le tour de la Terre, il a exploré, escaladé, plongé et creusé, à la recherche de quelque chose qui se trouve en lui."

                                                                                (Légende Hindoue)