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    Conte enseveli..

     
     
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    Yahne le Toumelin (miroir du désert) 
     
     
    Porphyres éclatés dans l'oeil de la tourmente
    Répliques exhumées d'un tremblement de coeur
    Elle s'accroche à son rêve sur des chemins en pente
    Meurtrissant sa mémoire au poinçon du crève-coeur
    Instable sur ses bases et poussée par les vents
    Elle tombe sur l'arête d'une pierre oubliée
    Resurgie du tréfonds des sables émouvants
    Endormie dans le creux de ses déserts ciliés
     
    Fendant la pierre en deux et elle-même brisée
    Osant un dernier souffle elle redevient poussière
    Invoquant tous les dieux elle se voit dispersée
    Sous un soleil d'enfer et les restes de pierre..
     
     
       
     
     

    Comments (21)

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    Très sensuelle cette photo d'avatar....la première daccord , la deuxième on se méfie...
    Oct. 25
    les roches metamorphiques et cristalines sont la memoire des dieux enfin peut être ,joli ,bonne journée
    Oct. 25
    pas de mots sur tes mots ...sinon merci d'être là
    le conte de fidji est magnifique et nous fait réfléchir.
    J'aime Anouar, reposant
    bon week Babel...Val
    Oct. 24
    Entre cette toile et ton poème que j'ai relu à plusieurs reprises, je reste songeuse et émerveillée.
    Oct. 24
    Cbolavie Hwrote:
    j'adore l'indicible itou.....je tente encore de l'exprimer
    Oct. 22
    Ah gasp, very hot ce vieux billet mais Sara doit avoir connu d'autres expérience depuis ...
    Oct. 21
    Babel ..wrote:
    merci Colombine.. pour l'indicible ! c'est 1 mot que j'aime bien.. ;)
    je t'embrasse aussi
    Oct. 21
    elle-c-ditwrote:
    J'ai suivi le lien....
    c'est...........................................................indicible ! :)
    Bisous doux.
    Oct. 21
    Béawrote:
    Coucou.....J'ai mis ton nom sous la jolie phrase.....Merci....Béa
    Oct. 20
    Babel ..wrote:
    Fidji, merci pour ce très joli conte d'un spécialiste en la matière.. j'aime beaucoup !

    Arf, je ne suis pas très douée pour ce genre de défi.. mais je te renvoie à 1 de mes anciens billets qui relate ma 1ère découverte du plaisir des sens .. http://lobadelsur.spaces.live.com/default.aspx?_c01_BlogPart=blogentry&_c=BlogPart&handle=cns!F5502B3F2E918C04!4811

    quant à toi Plum, je ne saurais te répondre.. çà fait si longtemps ! ;))
    Oct. 20
    faradet .wrote:

    Très joli texte... Est-ce là où nous allons tous ? Certainement...
    Bises.
    .
    Oct. 20
    Emma Louiswrote:
    coucou Très beau texte. C'est terrible ce plongeon dans le néant.. une poussière d'étoile peut-être
    Plein de bonnes choses pour toi
    je t'embrasse
    Oct. 20
    fidji Bwrote:
    Se laisser porter par les vents... et en perdre le souffle... Il est temps Babel d'aller dans le midi...si les vents normands sont trop cinglants... :-)
    Un conte pour toi...
    La souris et le vent
    C’était un désert silencieux, paisible, un désert sans faute, un désert sans rien, sans le moindre brin de buisson mortel, un désert désert. Il n’était que sable, il n’était que ciel. Et dans ce désert, avec la lumière, le sable, le ciel, il y avait le vent, et une souris. Il y avait l’amour. L’amour est partout, surtout au désert où rien ne l’entrave, ni piège ni mur. L’amour avait fait son nid infini dans le coeur du vent et de la souris.
    Au bord de son trou sans cesse elle disait :
    - Vent, je veux te voir !
    - M’aimes-tu, souris ?
    - Tu m’emplis le coeur, la tête, le corps, mais tu vas, tu passes, tu n’es jamais là.
    - Viens, que je te caresse ton ventre, ton dos, ton menu museau !
    - Oh oui, je te sens, oh, tes mains, ton souffle ! Oh tes yeux, dis-moi, comment sont tes yeux, de quelle couleur ? Ta bouche, ton front ? Te voir, vent, te voir !
    Comment t’aimer bien sans jamais te voir ?
    Un heureux matin (lumière tranquille, dunes alanguies), le vent répondit :
    - Par amour pour toi je vais t’apparaître avec mes vraies mains, avec ma vraie bouche, ma poitrine nue, mes cheveux défaits, et tu me verras tel que Dieu m’a fait. Attends, je reviens.
    Plus un souffle d’air. Silence, soleil, paix, sieste du sable. La souris, béate, attendit le vent. Soudain, du lointain vint un sifflement, une nuée grise envahit la dune, un tourbillon fou vint au bord du trou, un géant poudreux se mit à hurler :
    - Souris, me vois-tu ? Ma mère m’a dit que j’étais superbe. Regarde-moi donc ! Dis, suis-je beau ? Souris, mon aimée, réponds, où es-tu ? C’est moi maintenant qui ne te vois plus ! Tu sais, je peux être encore plus fort, encore plus grand, plus vivant encore ! Souris, je t’en prie, dis-moi quelque chose, je te sens déçue.
    Dis-moi que tu m’aimes encore et toujours !
    Elle n’entendait pas. Elle entendait trop. Elle s’était enfouie dans son trou profond. Elle tremblait de froid, gémissait d’effroi. Tempête, ouragan, vertige, bourrasque, l’amour est ainsi quand il vient tout nu. Elle ne savait pas.
    Henri Gougaud.
    Bisou Babel
    Oct. 20
    Bah, moi, je n'ai qu'une chose à dire: chapeau! Bisesss
    Oct. 20
    Merci accrostiche, voilà...euh ça fait ça quand on perd sa virginité ?
    Oct. 20
    Dan .wrote:
    Jolie accrostiche.
    Oct. 20
    αяfwrote:

    Voilà un texte aiguisé bien que la fin fende le coeur !

    biz bab'
    :)

    ps : taguée chez moi pour un p'tit billet sur la première fois, c'est toi qui voit ! :)

    Oct. 20
    MicheLLewrote:
    Xaouhhhhhhhhhhhhh...quelle force dans ces mots
    Comme le galet qui devient grain de sable..après bien de voyages ...et des tempêtes
    MicheLLe
    Oct. 20
    Cbolavie Hwrote:
    Le désert se souvient, je crois, que la poussière est l’histoire de multiples désintégrations. Et inversement la pierre nait parfois de la fusion de poussières. Je me demande à l’instant si pour rester de pierre, faut-il dépierrer tous les sables émouvants ?
    Excellent choix musical qui va si bien à ces mots là.
    Bonne journée.
    Oct. 20
    Béawrote:
    un jour les grains de poussière forment une belle pierre à mettre dans son jardin pour se rappeler chaque jour que nous sommes infiniment petits face à l'infiniment grand......Poussières d'étoiles au firmament......Merci de ces éclats de lumière.....Béa
    Oct. 20

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