Je dansais à en perdre le souffle sur les rives de l'oubli..
Les musiques du silence m'avaient entraînée
jusqu'à la démesure sur des rythmes endiablés,
et je m'étais pris les pieds dans les tapis trop soyeux
des plaisirs de contre-façon.
L'ivresse était vite retombée comme un rideau de théâtre
au dernier acte joué.
Je me retrouvais seule alors
sur la scène des apparences.
Marionnette désarticulée
au milieu de nulle part,
Tu as recousu mes déchirures au fil de ta tendresse,
m'as rendu le souffle en me mettant l'eau à la bouche.
Avec mille précautions, en me soulevant de terre,
tu as défroissé chaque parcelle de ma peau
et réveillé les éclats d'ambre de mes yeux.
J'ai croisé le feu de ton regard
et je ne veux plus m'en détourner..